The David Lynchi Code – Episode 1

mulholland-drive-1Il m’est venu une idée au réveil que je qualifierai, en toute modestie, de bonne.
Cela faisait maintenant plusieurs jours que je souhaitais faire un article sur David Lynch mais ne sachant par où commencer ni quel film évoquer, je me retenais d’écrire.

En fouillant un peu l’actualité du réalisateur je n’ai guère trouvé de choses à raconter ou commenter en rapport avec le cinéma (la production du prochain film de Herzog), l’homme est un artiste accompli et s’adonne également à la musique, la photographie et la peinture. Je traiterai bien de ses autres activités mais ce n’est pas l’objet du blog.

Pour en revenir au concept de cet article et des suivants (il ne s’agit là que d’un premier essai) : il sera question de décrypter l’oeuvre cinématographique de David Lynch et c’est là où votre contribution est essentielle !
Pour ceux qui connaissent et apprécient son travail, les billets intitulés “The David Lynchi Code” consisteront à analyser et donner une interprétation de scènes tirés de ses films. Tout avis est bon à prendre puisqu’aucune réponse claire n’est apportée par le réalisateur.

Je pense qu’en commençant par “Mulholland Drive”, je vise large. Aussi pour ceux qui ne l’ont pas vu, je vous conseille d’aller voir ailleurs.
Ce chef d’oeuvre (à mon humble avis) raconte l’errance d’une jeune actrice dans un Hollywood fantasmé avec ses chimères et ses monstres. Difficile de résumer le film en une phrase aussi pardonnez moi ce raccourci.

Une des scènes clés du film est l’arrivée au cabaret “Silencio”. Elle résume en quelques minutes toute la tragédie du monde du spectale. La chanteuse entre en scène avec un morceau en espagnol de Rebekah Del Rio, “Llorando”. Le monsieur loyal l’introduit précisant qu’il n’y a pas d’orchestre. En gros c’est du playback, du chiqué (même principe que chez Michou). La chanteuse s’époumonne jusqu’à en tomber inconsciente. La chanson continue et on emmène la femme hors de la scène. Les deux protagonistes Diane et Camilla pleurent en regardant le spectacle (Je me suis rappelé à ce moment précis la chanson de Queen “The show must go on”).
L’oeuvre transcende et efface l’humain, elle existe au dépend de l’acteur, du chanteur ou du peintre.
Les deux femmes prennent alors conscience que tout ceci est faux et qu’elles sont au même titre que la chanteuse, les victimes du spectacle auquel on assiste. Leur existence est factice.
Cette interprétation expliquerai pour moi la suite : le film bascule totalement et on revient à la réalité. Toute la première partie du film n’était que le rêve de Diane (ce qui expliquerait des situations caricaturales et le surjeu de cerains acteurs).

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